Le président américain Donald Trump vient d’accepter un cadeau pour le moins extravagant : un Boeing 747-8 luxueusement aménagé, offert par la famille royale du Qatar. Sa valeur ? Environ 400 millions de dollars. L’appareil, autrefois utilisé par le Qatar Amiri Flight, sera modifié pour répondre aux exigences de sécurité américaine et utilisé comme Air Force One temporaire, en attendant l’arrivée – très retardée – des nouveaux modèles prévus pour 2029.
Trump a qualifié ce don de «â¯beau⯻ et prévoit, selon ses propres mots, de transférer l’avion à sa fondation présidentielle une fois son mandat terminé.
Mais cette information, aussi spectaculaire soit-elle, suscite peu de réactions dans les cercles politiques ou médiatiques occidentaux. Et pourtant, imaginons un instant que ce soit un président africain qui ait accepté un tel avion de la part d’une monarchie du Golfe.
Les accusations auraient fusé : corruption, enrichissement personnel, abus de pouvoir. Les ONG se seraient mobilisées, les éditorialistes auraient dénoncé un « symbole de la kleptocratie », et la Cour pénale internationale (CPI)aurait été rapidement mentionnée dans les débats.
Le contraste est frappant. Quand un président africain reçoit un simple 4x4 ou un jet privé pour une mission officielle, la machine médiatique et judiciaire s’emballe. Mais lorsqu’un président américain accepte un avion de 400 millions de dollars, c’est l’indifférence.
Ce silence en dit long sur la justice internationale à géométrie variable. Deux poids, deux mesures, toujours les mêmes logiques de domination.
À vous de juger.