Une incursion de l’armée rwandaise dans l’est de la DR Congo

19 octobre 2021 à 07h46 - 188 vues

L’armée de la République démocratique du Congo (RDC)  a affirmé lundi avoir capturé trois militaires rwandais ayant traversé illégalement la frontière puis repoussé une incursion de l’armée rwandaise dans l’est du pays, où un échange des tirs a créé la panique dans la population. « Le secteur opérationnel Nord-Kivu Sokola 2 confirme l’incursion des RDF (Rwanda Defence Force, l’armée rwandaise) sur le sol congolais. Ils ont occupé 6 villages et sont arrivés jusqu’à 200 mètres de la route nationale numéro 2 », a déclaré un porte-parole militaire, le lieutenant-colonel Guillaume Ndjike, à la presse.

« C’est après l’arrivée des renforts des FARDC (Forces armées de la RDC) que ces éléments ont dû rebrousser chemin. C’est la raison des agitations enregistrées à Kibumba dans la matinée d’aujourd’hui », a ajouté l’officier.

« Des éléments qui ont fait incursion sont bel et bien identifiés comme des militaires des RDF », a-t-il insisté.

L’armée congolaise affirme par ailleurs avoir récupéré une arme de l’armée rwandaise et promet de saisir le mécanisme de vérification mis en place dans le cadre de la Conférence internationale des Grands Lacs (CIRGL) pour connaître « le mobile » de cette incursion qui a également provoqué « des pillages ».

Aucune réaction n’a pu être obtenue dans l’immédiat des autorités rwandaises.

La population a été prise de panique à Kibumba où des parents ont précipitamment récupéré leurs enfants de l’école, après avoir entendu des tirs au loin, a constaté un correspondant de l’AFP.

Des groupes de femmes d’hommes et surtout d’enfants en uniforme scolaire fuyaient cette zone en courant.

L’armée congolaise a promis de donner le bilan définitif de cet incident dans les prochaines heures.

La RDC entretient des relations en dents de scie avec ses voisins de l’Est, particulièrement le Rwanda, qu’elle accuse de vouloir la déstabiliser. Kigali reproche pour sa part à la RDC de laisser son territoire servir de base arrière à des milices hostiles au pouvoir rwandais.

Depuis le 6 mai, les provinces du Nord-Kivu (est) et de l’Ituri (nord-est) sont placées par les autorités congolaises sous le régime exceptionnel de l’état de siège – mais sans cesse prolongé – pour tenter de mettre fin aux massacres de civils.

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